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Douste-Blazy :
pas responsable, pas coupable |
UN RAPPORT d'expertise explosif vient
d'être remis au juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, en charge de
l'instruction sur six décès d'enfants et d'adultes après une
vaccination contre l'hépatite B. Ce rapport de 450 pages est
accablant pour les autorités sanitaires françaises.
La juge a
immédiatement demandé au parquet une saisine globale sur l'ensemble
de l'affaire du vaccin. «Catastrophe
sanitaire», «falsification»,
«dissimulation»,
l'expert judiciaire spécialiste du médicament, le docteur Marc
Girard, ne mâche pas ses mots. Son analyse repose sur des documents
saisis lors d'une perquisition au centre régional de
pharmacovigilance de Strasbourg, d'une saisie à l'Agence du
médicament et de diverses personnalités entendues, dont
Philippe Douste-Blazy,
alors ministre de la Santé, qui avait lancé la campagne [de
vaccination].
Sur les
effets indésirables du vaccin : «Les responsables sanitaires se sont
appliqués à minimiser la situation au prix d'atténuations frisant
parfois la falsification.»
Officiellement, 900 personnes sont
atteintes d'une maladie neurologique, dont la sclérose en plaques,
observée après cette vaccination. Or, ces chiffres seraient en
dessous de la vérité. D'autres maladies sont suspectées (leucémies,
polyarthrites, maladies auto-immunes) et l'estimation réelle serait
de «plusieurs milliers» de victimes. Une note interne révèle qu'il
s'agit de «l'une des plus grandes séries d'effets indésirables
depuis 1974».
L'Agence du médicament est directement mise en
accusation et notamment le professeur Imbs, qui était chargé de
recenser les cas. "Combien de complications mortelles se sont ainsi
évanouies dans les décomptes des rapporteurs".
Ainsi Nathalie Desaintquentin, morte en 1998 d'une sclérose en plaques, est
répertoriée comme vivante. Ou encore, la grave maladie optique d'une
infirmière (névrite) s'est transformée en paresthésies (des «
gratouillis »).
Le service de Strasbourg ne savait même pas se
servir d'ordinateurs, un «âge de pierre informatique». L'avis de
l'expert est étonnant, car l'Agence du médicament a la réputation
d'avoir été active en matière d'alerte dans cette affaire. Le
rapport sera sûrement attaqué sur ce point par d'autres experts. Sur
la campagne de vaccination de 1994.
«L'administration sanitaire a intensivement collaboré avec les
fabricants de vaccin (NDLR : Pasteur-Merieux MSD et
SKB) quand elle ne
leur a pas carrément passé la main.»
Chiffres de contamination
d'hépatite B exagérés (100 000 cas par an, alors que le chiffre
avoisine le millier),
dramatisation des dangers du virus pour vacciner en masse...
Philippe Douste-Blazy a expliqué lors d'une audition qu'il s'était
fié aux avis des experts et de l'Organisation mondiale de la santé.
Mais le rapport évoque des «experts
parfois en charge de responsabilité publique éminente et dont les
conflits d'intérêt sont généralement restés d'une remarquable
opacité».
Comme l'ex-président du Comité technique des
vaccinations, l'organe de décision de la politique vaccinale, qui
collaborait aussi avec les deux laboratoires fabricants.
Quand au
vaccin diffusé par Pasteur dans les collèges, le HB vax 10,
il n'avait pas
d'autorisation de mise sur le marché et n'avait pas été testé
sur les enfants de cet âge.
Sur l'information du grand public et des
médecins. Il y a eu «désinformation du public comme des
professionnels de santé.» Pourquoi ?
«Les documents saisis font
apparaître que c'est en connaissance de cause que d'emblée des
éléments cruciaux de tolérance (NDLR : effets graves) ont été
dissimulés aux professionnels de santé pour ne pas casser la
dynamique vaccinale.» De même que
les études innocentant le
vaccin ont été payées par les fabricants, sans forcément que
tout le monde le sache.
On apprend aussi que l'association des
victimes, le Revahb, qui n'est pas une ligue anti-vaccination,
aurait été utilisée à son insu comme caution morale par les
autorités de santé. Enfin, il y a des documents inquiétants comme
cet échange écrit entre le directeur général de la santé de l'époque
(le professeur Jean-François Girard) et l'un de ses adjoints, M.
Coquin. Sur la surveillance du vaccin, ce dernier répond : «Je
crains que rien n'ait été fait, mais sans vouloir me disculper,
l'initiative en revient à l'Agence du médicament.» Le même adjoint
conseillera de demander au
laboratoire d'attaquer «au pénal» les médecins qui remettent en
cause la campagne...
(*) Les plaintes ont été déposées pour «homicide involontaire, mise
en danger de la vie d'autrui, publicité mensongère».
Eric Giacometti
Le Parisien , jeudi 14 novembre 2002
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Le mensuel Sciences et Avenir, dans son numéro de janvier 1997,
rendait public un texte d’une extrême importance. Il s’agit de la
déclaration d’un responsable du trust pharmaceutique Smith-Beecham qui se
partage avec Pasteur Mérieux-MSD le marché mondial des vaccinations. « Dès
1988, nous avons commencé à sensibiliser les experts européens de l’OMS
(Organisation Mondiale de la Santé) à la question de l’hépatite B. de 1988
à1991, nous avons financé des études épidémiologiques sur le sujet, pour
créer un consensus scientifique sur le fait que cette hépatite était un
problème majeur de santé publique. Avec succès, puisqu’en 1991, l’OMS a
émis de nouvelles recommandations en matière de vaccination contre
l’hépatite B ». « En France
nous avons eu la chance de tomber sur Philippe Douste-Blazy, un ministre
de la Santé dynamique. Nous sommes allés le voir et il a compris, du
premier coup, qu’il y avait un problème de santé publique ». «
… Cela n’a pas été le cas avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
L’hépatite B, les Britanniques n’en démordent pas : ils disent ne pas
connaître…Ailleurs, comme au Bénélux, il s’agit d’abord d’une question de
manque d’argent. Une campagne de vaccination de cette taille coûte une
fortune. « …Et
puis, il faut trouver le ministre qui amorcera le mouvement. En 1994, en
France, nous avons décroché le marché de la vaccination en milieu
scolaire. Quand un enfant se fait vacciner en sixième, sa mère pense à
faire vacciner ses autres enfants par son médecin traitant et puis elle se
dit :pourquoi pas moi et mon mari » ?
Vacciner, c’est bon pour les actionnaires
.../... Campagne de promotion massive
Aujourd’hui, ce texte garde toute sa valeur. Dans la presse médicale
en effet, à la télévision, dans les journaux et périodiques grand public,
dans les salles de cinéma, dans les stades, dans les collèges… s’étale la
publicité sous différentes formes, en faveur du vaccin contre l’hépatite
B. Selon la presse médicale, ces publicités sont payées par les deux
grands groupes qui se partagent le marché des vaccins. Ce qui serait
totalement illégal, si la loi qui interdit toute publicité pour des
produits remboursés, ne l’autorisait pour les vaccins. Tolérance tout à
fait exorbitante qui est à souligner. Et comme par hasard, M. Bernard
Mesuré, le président du Syndicat National de l’Industrie Pharmaceutique
(SNIP) interlocuteur des pouvoirs publics en matière de médicaments était
en même temps président de SmithKline-Beecham, un des deux grands
laboratoires qui fait la promotion du vaccin et qui à cette occasion,
vient de damer le pion à son concurrent : Pasteur-Mérieux-MSD. La
responsabilité des Pouvoirs Publics deviendrait écrasante, s’il
apparaissait qu’en définitive, ces campagnes de vaccination n’avaient
d’autre fondement que la rivalité entre deux groupes mondiaux de
production de vaccins. L’un d’eux (Smithkline-Beecham), se servant de
la peur de l’hépatite B, créée de toutes pièces, pour s’implanter sur le
marché français au détriment de l’autre groupe. .../...
"Vos gueules les victimes"
.../...
Pourquoi le vaccin du fabricant français PasteurMérieux, le Genhevac B,
a-t-il obtenu un sursis d'un an dans la modification de ses notices, alors
que c'était chose faite pour l'Engerix américain ? Ce décalage a
d'ailleurs permis à certains délégués médicaux de la firme lyonnaise
d'arguer de la meilleure sécurité de leurs vaccins. Les courriers
confidentiels entre l'Agence du médicament et PasteurMérieux sur
l'inscription d'effets secondaires durent pendant un an et sont truffés de
pinaillages dignes de marchands de tapis comme, par exemple : « remplacer
"dans beaucoup de cas" par "dans certains cas" (...) dans "augmentation
modérée" supprimer "modérée" ».../... De leur côté, les laboratoires sont
surtout occupés à gérer l'afflux massif de la demande. PasteurMérieux-MSD
vient d'éliminer le concurrent SKB du marché des écoles et s'apprête à
lancer en masse sur le marché l'HB Vax 5, le nouveau vaccin pédiatrique
fourni par son partenaire Merck.
Il serait intéressant de
connaître les ramifications politiciennes avec Pasteur-Mérieux
"Le virus de la politique, né des
engagements de la Résistance, frôle Charles [Mérieux] qui décidément n'a
pas assez de temps à y consacrer, si ce n'est pour
servir de grand argentier pendant
les campagnes présidentielles de Pompidou, de Chaban et de
Chirac."
"Puis, il noua avec Jacques Chirac un lien indéfectible, lorsque ce
dernier, alors Premier Ministre, l'autorisa à verser une rançon de 20
millions de francs aux ravisseurs de son petit-fils."
Le Point
(page disparue, bien entendu !)
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