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Médecines
"douces" et informations |
Certaines revues se
disent spécialisées dans la défense des médecines alternatives.
Est-ce vrai ou s'agit-il d'une
façade qui répond à un marché porteur ?
La question qui se pose est : qui
décide que tel ou tel article sera traité ? Quels sont ceux qui sont à la
tête du comité de rédaction ?
Sont-ils ouverts à toutes les
formes de médecines ou font-ils le filtre pour ne laisser passer que ce qui est anodin ?
J'ai souvenance d'un article
paru dans la revue Epidaure, en 1987: il y était cité un autre article, extrait de la
revue Autrement, "A l'ombre des magazines en fleur", par Anne Vaisman, traitant
de la presse spécialisée dans les médecines alternatives. "Plus ces revues ont des
relents de militantisme, moins elles plaisantent avec le médical et le titre de
médecin."
Aujourd'hui, rien n'est
changé. La plupart du temps, les médecins qui sont à la direction de la rédaction,
filtrent toutce qui pourrait être contraire à leurs intérêts. J'en ai fait la triste
expérience depuis presque dix ans, pas une revue qui se targue de défendre les
médecines alternatives n'a accepté de parler de mes travaux sur l'asthme !
A la télévision, c'est pire
Impossible de faire passer une information.
J'ai tenté de prendre contact avec William Leymergie, présentateur de
"Télématin" sur France 2, dans laquelle une rubrique santé est proposée
chaque jour.
Je voulais lui faire connaître l'existence d'un point d'arrêt de la crise d'asthme qui
peut être pratiqué par tous les asthmatiques. Efficacité supérieure à la Ventoline
sans en avoir les inconvénients. Pour ce faire, profitant d'un voyage à Paris où
j'avais un rendez-vous au Ministère de la Santé, je lui ai adressé un fax lui demandant
de me recevoir quelques minutes. Sans réponse, tout comme une dizaine de coups de
téléphone pour tenter de le joindre. Deuxième fax afin de renouveler ma proposition
d'information, sans réponse. Troisième fax pour lui dire qu'un asthmatique décédait
toutes les trois heures en France, et que je l'avais trouvé excellent dans la
présentation des petits pois frais au cours de son émission du matin.
Là, j'ai reçu une réponse, hautaine et méprisante. J'avais injurié ce monsieur par
mes propos sur les petits pois, lui qui est fier de remplir sa mission qui est d'informer
le mieux possible.
Dans ma
réponse
(en pli recommandé avec accusé réception, pour être sûr qu'il la reçoive), je lui ai
gentiment fait remarquer que, lorsqu'il s'agissait d'informer des gens qui souffrent, il
se gardait bien de répondre et que, lorsque l'on égratignait légèrement son orgueil,
il trouvait le temps de le faire.
Voici ce qu'est le pouvoir qui est entre les mains de ces bateleurs de foire.
La place est tellement bonne qu'il n'est pas question de faire la moindre vague, que
dis-je, frémissement. Et puis, I'exemple de Patrick Sabatier a dû en refroidir
quelques-uns.
Les émissions concernant la santé sont toujours l'occasion d'inviter les meilleurs
médecins médiatiques qui ne savent vanter que la pharmacopée. Sous couvert d'éduquer
le public, on le gave d'informations lénifiantes et prédigérées. Les présentateurs
sont les masticateurs des temps modernes pour édentés de la cervelle. Quelqu'un a dit un
jour: «La télévision, c'est un égout qui se déverse dans nos salons.»
La télévision actuelle est la composante moderne des anciens «jeux du cirque», le
peuple a soif de jeux et, pendant qu'il s'en repaît, il ne pense pas à sa condition .
Objet de mensonge et de désinformation, le téléviseur, grâce au câble et au
satellite, sera le grand collecteur mondial de tous les égouts de la planète. Le sang
pourra couler à flots dans les salons, vingt quatre heures sur vingt-quatre. Qu'on ne se
leurre pas, la presse écrite est à l'agonie. La télé étale le sang à la
"Une" bien plus rapidement que ne le font les journalistes de la presse écrite,
et en plus avec des images qui bougent (pas les morts, bien sûr !).
Même
filtrage
d'informations, même bourrage de crâne, suivant la tendance.
Comment voulez-vous que ces grands prêtres médiatiques s'investissent dans des
informations qui vont déplaire à ceux qui les ont mis en place ?
Il est vrai «qu'il vaut mieux être le boucher que le veau», «qu'il vaut mieux être du
côté du manche que de la cognée», «qu'il vaut mieux se trouver du côté de la crosse
que du canon», etc. Ceux qui aujourd'hui se permettent de conserver leur indépendance
vis-à-vis des publicitaires et des partis, pour pouvoir informer librement leurs
lecteurs, sont comparables aux résistants qui tenaient tête à l'occupant durant la
guerre. Rendons-leur hommage.
La liberté
d'expression n'est qu'une utopie
Bien sûr, chacun peut dire ce
qu'il a à dire à ses voisins, mais le dire sur le plan national relève des "
Coulisses de l'exploit ".
La presse est au service du pouvoir, le pouvoir est au service de l'argent, I'argent est
au service de ceux qui le détiennent et ceux qui le détiennent exploitent notre bêtise.
Ce n'est pas nouveau, c'est vieux comme le monde et c'est tellement bien en place que l'on
n'est pas près d'en voir le bout.
Personnellement, j'ai lutté dix ans pour que ma découverte soit remise à la médecine,
simplement pourque le plus grand nombre en profite.
La médecine n'en veut pas, c'est contraire à la politique médico-pharmaceutique.
La presse n'en veut pas, ça dérangerait l'industrie médico-pharmaceutique.
Qu'à cela ne tienne, comme je l'ai dit au Ministère de la Santé, "je vais
enseigner ma méthode aux kinésithérapeutes, en trois jours ils seront capables de
l'apprendre et de l'appliquer et dans un an les asthmatiques se feront soigner et guérir
chez eux". C'est ça l'administration de la Santé, ils ne veulent même pas voir si
ça marche, c'est un principe. Un "outil" préhistorique que les gouvernements
successifs se gardent bien de modifier.
Là, est le
véritable pouvoir... celui de l'inertie,
attendre la retraite en ne prenant aucun risque !
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