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Le principe de François Magendie était : "Supposons que rien n'a été fait, que tout reste à faire." Il témoigna d'un dévouement remarquable lors de l'épidémie de choléra de 1832, en refusant de quitter son hôpital :"les riches ne manquent pas de médecins, dit-il, les pauvres si, je dois m'occuper d'eux". Il fut le premier à penser que la médecine doit être une science expérimentale et qu'elle doit s'appuyer sur la physique et la chimie (très en vogue en cette fin du 19e siècle !). C'est lui qui jeta les bases de la physiologie moderne et de la pharmacologie expérimentale.
A cette époque, les vivisectionnistes étaient très admirés Pourtant, voici ce qu'en disait John Elliotson, professeur de physiologie à Londres :
Magendie s'opposa à Charles Bell (anatomiste et physiologiste écossais 1774 - 1824) à qui l'on doit la Loi Bell sur les nerfs moteur et sensoriels. Fermement opposé à l'expérimentation animale, il était arrivé à ses conclusions physiologiques par l'observation des fonctions normales et par ses ressources intellectuelles. Magendie avait, lui, une autre conception de la médecine
et pour prouver que Sir Charles Bell avait raison dans la distinction des nerfs sensoriels
et moteurs, il sacrifia 4000 chiens. Médecin, Claude Bernard ne l'était pas La seule maladie à laquelle il se consacra fut le
diabète. Il se passionna tellement pour le métabolisme du sucre qu'il en négligea d'analyser les urines de ses malheureux cobayes auxquels il avait supprimé le pancréas. Toutes ses expériences étaient erronées ! De nos jours, les dictionnaires, les encyclopédies, les biographies, continuent toujours à nous définir Claude Bernard comme un "génie". On le cite bien plus souvent qu'Hippocrate ou que Galien, alors que depuis, toutes ses expériences ont été reconnues comme erronées. Pourtant, combien de ceux qui, à la moindre occasion, citant Claude Bernard pour donner poids à leurs propos, connaissent réellement l'oeuvre de celui à qui ils se réfèrent ? Il ne faut pas pour autant rejeter tout ce qu'il a fait et
écrit, mais il ne faut pas non plus en faire "la référence absolue de la bonne
pensée médicale".
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